Alted Carbon : Une série de science-fiction puissante et unique


Il est difficile de trouver des scénarios uniques au XXIe siècle, car les studios s’appuient davantage sur les mêmes idées rentables que sur le contenu original. Mais le riche univers fictif et l’histoire imprévisible de Altered Carbon mettent à l’épreuve la légitimité de ce projet.

N’attendez pas grand chose du départ. Les premiers épisodes sont saturés par le trio d’échappatoires éprouvées: sexe, drogue et violence. Tandis que l’exposition s’éternise, le décor suffit pour être séduit. Après quelques épisodes, une intrigue captivante émerge pour finalement donner un bon spectacle.

Altered Carbon a lieu en 2384, et dans cet avenir cyberpunk, les humains sont capables de transférer leurs mémoires et leur conscience d’un corps à l’autre – ou comme ils l’appellent, d’une enveloppe à l’autre. Chaque manchon est encastré dans une pile, un petit disque implanté dans la colonne vertébrale. Une pile encapsule toutes les expériences de la vie, et toute pile peut être transférée à n’importe quelle enveloppe, sans distinction de race, de sexe ou d’âge. Cette technologie donne aux gens la volonté de voyager dans l’espace, de prendre une autre identité et même de vivre pendant des centaines d’années.

Dans sa première vie de soldat surhumain, Takeshi Kovacs (Joel Kinnaman) a combattu dans un soulèvement contre le Protectorat, le système de gouvernement universel des galaxies. Il est engagé par Laurens Bancroft (James Purefoy) pour enquêter sur son propre meurtre. Il a été réincarcéré dans un corps inconnu 250 ans après sa condamnation à perpétuité pour ses crimes de guerre. En échange de ses services, Kovacs retrouvera sa liberté et vivra le reste de ses jours. En essayant de trouver les réponses, il ressent un désir profond d’apprendre l’identité de sa nouvelle enveloppe.

La série prend quelques épisodes pour donner au spectateur n’importe quelle raison de se soucier. Avec des personnages unidimensionnels et peu profonds, il est tentant de cliquer après avoir observé la bande annonce. Bien que le mystère soit la clé de l’histoire, il éclipse toute raison de le mettre en valeur. Au fur et à mesure que la narration progresse, le spectacle s’enfonce dans les motifs et nous commençons à voir une direction.

Là où le développement du caractère fait défaut, un jeu d’acteur remarquable évite que le spectacle ne tombe trop loin de l’élégance. Martha Higareda donne une excellente prestation en tant que Kristin Ortega, une policière qui se bat pour Kovacs pour des raisons inconnues. Higareda, ainsi que Kinnaman et Purefoy, livrent sans aucun doute. La production phénoménale et la mise en scène fusionnent harmonieusement avec leur jeu pour apporter quelque chose de différent à la scène.

Le saut mental, la double identité et l’immortalité ouvrent la voie à de nombreux points d’intrigue imprévisibles. L’attente du spectateur quant à la direction de l’intrigue est souvent tournée sur sa direction. L’absence d’attrait dans la première moitié de la saison est certainement compensée en deuxième partie.

Altered Carbon est le spectacle pour tous ceux qui recherchent un grand drame de science-fiction. Ce Netflix original surprendra agréablement même les analystes de programmes TV les plus experts. Pour les moins expérimentés, soyez prêts. Un frisson vous attend juste derrière le bouton de lecture.

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