L’économie circulaire, potentiel futur de l’agriculture


La notion d’économie circulaire s’empare aujourd’hui d’une brèche dans le domaine agricole. Preuve de cet intérêt récent : le Salon international de l’agriculture (SIA), met pour le première fois en avant le sujet dans son dossier de presse, en y dédiant une dizaine de pages à ses effets désormais jugés comme positifs.

80% du potentiel méthanogène national est entre les mains des agriculteurs

La pratique issue de cette économie la mieux identifiée est la méthanisation. Énergie renouvelable, le biogaz généré peut soit être brûlé pour produire de d’électricité et de la chaleur (cogénération), soit, après épuration, être injecté dans le réseau de gaz sous forme de biométhane.

Alternative à la méthanisation, le compostage intègre également des atouts considérables pour les agriculteurs. Selon la Fnade, 40% des sols du territoire national seraient déficitaires en matière organique, et éviter l’utilisation systématique de fertilisants de synthèse sur 5% de la surface agricole garantirait une économie de 2,5 milliards d’euros.

Des produits bio sourcés à l’agro-écologie

A partir du moment où elle est produite à partir de co-produits agricoles ou de bio-déchets, la production de certains biocarburants peut aussi être jugée comme une mise en pratique directe de l’économie circulaire agricole. C’est le cas du bioéthanol, produit à partir des résidus de sucreries et d’amidonneries, mais aussi de la paille, qui fait de plus en plus sa place dans l’éco-construction.

Mais l’économie circulaire dans le secteur agricole intègre aussi la réduction du gaspillage alimentaire, en faisant évoluer les relations avec les distributeurs, sur notamment la partie contractuelle. De plus, à partir du moment où ils réduisent les actions extérieures liées au transport des aliments, cette économie circulaire intègre aussi les multiples circuits courts qui grandissent actuellement en France, en incluant aussi toutes les démarches de réduction des emballages alimentaires.