« J’ai perdu mon corps », un film d’animation français récompensé par la critique


On peut être fier, Jérémy Clapin a décroché le grand prix de la Semaine de la critique à Cannes, avec son film d’animation « J’ai perdu mon corps ». Ce dernier a réuni tous les ingrédients pour un succès garanti, notamment le fantastique, l’amour et le drame.

Pour rentrer dans le concret, le film conte l’histoire d’une main qui est à la recherche de son corps et qui se remémore sa vie passée avec lui. S’adressant clairement à une cible adulte, le film se base sur le roman « Happy Hand », écrit par le scénariste derrière « Amélie Poulain » dont on connait tous les succès.

Avec ce premier long métrage, Jérémy Clapin se balade sur deux axes de narration, celui d’une main s’échappant d’un hôpital et se baladant dans Paris à la recherche de son corps, et le propriétaire de ce dernier qui s’appelle Naoufel et qui est un jeune garçon à qui la vie n’a pas fait de cadeau et qui tombe notamment amoureux d’une Gabrielle.

En parallèle de cette récompense, la section cannoise dédiée aux premiers et deuxièmes films a délivré pour la deuxième année un prix de la Révélation masculine. Ce dernier a été remis à Ingvar E.Sigurosson pour son personnage de veuf motivé par la vengeance dans le film « A White, White day » de l’islandais Hlynur Palmason. Pour finir, le prix de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques a été rémis à César Dias, cinéaste belgo-guatémaltèque derrière « Nuestras Madres », au sein duquel un jeune anthropologue part à la recherche de la trace de son père. Ce dernier étant un guérillero disparu pendant la guerre civile. On peut notamment retenir qu’il est le premier réalisateur venant du Guatemala à arpenter la Croisette.

Source de l’image : http://www.semainedelacritique.com/fr/edition/2019/film/jai-perdu-mon-corps