« Birds of Prey » : le marketing n’est pas responsable du mauvais score au box-office


« Birds of Prey » a gagné 3,4 millions de dollars supplémentaires mardi, soit un bond de 37 % par rapport à lundi, portant les entrées en cinq jours à 38,57 millions de dollars. C’est une forte, mais solide poussée (de nombreuses salles de cinéma offrent des billets bon marché le mardi).

En comparaison, Fifty Shades Darker a fait un bond de 171 % mardi parce que c’est bientôt la Saint-Valentin, tandis que Fifty Shades Freed a fait un bond de 183 % le premier mercredi de 2018 pour la même raison. La Warner Bros met certainement l’accent sur la Saint-Valentin dans sa série de publicités actuelle, bien qu’il s’agisse plus d’une « soirée entre filles » que d’un film de rencontres, ce qui est dommage. Bien sûr, il s’agit d’une femme qui vit la fin d’une relation qui définit son identité, mais c’est aussi un film d’action violent mettant en scène plusieurs femmes relativement séduisantes.

Néanmoins, si l’on considère le marketing qui a précédé la sortie du film, on reste convaincu que les avant-premières et les spots télévisés ont été bien conçus et ont fait leur travail. Le premier teaser, qui a été diffusé avec Joker début octobre, était un poème lyrique sur le thème des bananes, qui présentait efficacement l’accroche principale (c’est un film dérivé de Harley Quinn sans Joker), la menace (Black Mask veut la tuer) et le gimmick (Harley fait équipe avec quelques autres femmes anti-héros et riposte).

On peut également être surpris par les discussions en ligne menées par des gens qui sont surpris par les éléments les plus sombres du film. Il s’agit d’un film « R Rated », soit plutôt violent. De plus, l’un des tout premiers plans de la première bande-annonce montre deux femmes suspendues la tête en bas, en larmes, alors que Black Mask (joué par Ewan McGregor) ordonne leur exécution.

Encore une fois, il ne s’agit pas réellement d’un problème de communication ou de marketing, mais plutôt d’attentes de la population qui s’est focalisée sur les éléments féminins du film plutôt que sur les éléments scénaristiques.

Source : Forbes.com