Le « Farmwashing », nouveau marketing tendance


De plus en plus de personnes se font avoir par l’argument du « no marketing », du circuit court, du localisme, ainsi que de la transparence, sans se pencher sur le seul facteur à prendre en compte qui n’est autre que la simple qualité du produit. Pour continue sur ce chemin trouble, l’affichage de quasi systématique du portrait du producteur est devenue un must marketing. On appelle ce phénomène « farmerwashing ».

Le fermier, argument de poids

Pour sa part, Lactel a une gamme « lait filière » qui garantit 0.40€ par litre à son producteur. Ainsi, la marque se permet de mettre en avant sur ses packagings le nouveau super héros qu’est son éleveur de vaches. Comme si cela ne suffisait pas, on retrouve également cet éleveur sur les emballages d’une marque vendant du lapin, sur des sites d’agriculture, etc. À croire que cet éleveur passe plus de temps à faire du mannequinat qu’à exercer son propre métier.

Dans la même idée, on ne peut que citer « L’OEuf de Nos Villages » qui affiche fièrement un éleveur engagé, souligné de sa déclaration « parole d’éleveur ». Mais on est toujours loin de la promesse d’un élevage de qualité, avec malheureusement des poules qui vivent en cages.

Ainsi, si ce phénomène de farmwashing a autant de succès, on ne peut que se tourner vers la naïveté des citoyens. Le consommateur de base tombe dans le panneau sans même chercher à aller plus loin que le simple message présent sur les emballages. Il suffit simplement de mettre la photo de notre fermier national, garantir un produit sans OGM, et souligner le toute par un engagement conséquent « Parole d’éleveur ! » et nous voilà bien satisfait.