Parmi toutes les promesses marketing des produits bio, il y a certaines désillusions


60 millions de consommateurs vient de sortir son hors-série de juillet-août, dédié principalement aux produits bio. Le magazine met ainsi en garde les consommateurs contre les promesses incessantes des marques du secteur qui est pourtant plein de failles. Face à des produits labellisés qui coûtent bien plus cher que des produits de base, le magazine appelle à la méfiance face l’utilisation de cet argument marketing de poids qui parfois cache la forêt.

Actuellement dans une société jonchée de scandales alimentaires, le label bio est devenu une référence de qualité et de bon produit. Cependant, cela dissimule parfois des pratiques alarmantes comme le recours désabusé à l’huile de palme, à l’exploitation de travailleurs immigrés, etc. C’est un paradoxe inquiétant car le consommateur devrait avoir la certitude de participer à une économie écologique et durable en participant à ce genre d’achat réfléchi.

Selon les dernières mesures de l’Agence bio réalisées début juin, le marché du bio représenterait désormais pas moins de 5% des achats alimentaires dans le pays, avec pas moins de 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Face à la percée de ce mode de consommation, la grande distribution s’est clairement positionnée et s’affirme en proposant la moitié de son offre produit mais en bio.

On note que parmi les produits examinés par le magazine, on retrouve le lait, les céréales du petit-déjeuner, les pommes mais également le vin et la viande. Parmi les pistes et axes d’améliorations, on continue à relever les mêmes thématiques telles le recours aux engrais et pesticides, l’industrialisation des cultures, l’utilisation du plastique dans les emballages des produits bios, etc.

De plus, le magazine tient tout de même à rappeler qu’en tant que consommateur, se positionner sur une alimentation exclusivement bio est une illusion à la fois pour des motifs économiques, mais également par manque de disponibilité des denrées associées.