Black Mirror Bandersnatch : véritable idée de génie ou pur produit marketing made in Netflix


Les critiques sont mitigées entre opération de communication ou révolution interactive et scénaristique. Dans tous les cas, le dernier né de la série Black Mirror fait parler de lui.

Arrivé depuis moins d’une semaine, ce nouvel épisode a suscité une effervescence puissante sur les réseaux sociaux. Complètement basé sur l’interactivité, vous prenez contrôle du héros, notamment dans ses décisions tout au long de l’intrigue pas très joyeuse. Mais malgré ce coup de génie incontesté, l’épisode subit pas mal de critiques.

Au-delà de la prouesse technique qui transforme le visionnage classique en expérience hors du commun, on se retrouve dans un process totalement actif, ludique et amusant. Exit la passivité du canapé… Mais comme l’a souligné Télérama, le fait de vouloir tester l’ensemble des arcs narratifs proposés tout au long du visionnage peut vite s’avérer agaçant. Ce qui en soi laisserait penser que la forme pourrait l’avoir emporté sur le fond.

De plus, nous retiendrons cette fausse impression de contrôle. Vous avez certes le choix de diriger le héros dans la direction scénaristique que vous souhaitez, vous vous retrouvez parfois sur des chemins qui vous mènent nulle part, ou tout autant dommage, qui vous ramènent sur la branche principale narrative. Malgré la qualité de l’expérience, on tend à finir sur une certaine illusion de liberté qui souligne le contrôle des scénaristes sur ce que nous pouvons voir au final. Ironiquement, ceci ne fait qu’appuyer à nouveau les critiques récurrentes faites à Netflix sur sa supposée manie à contrôler la préconisation des contenus faite à ses abonnés.